• Questions/Réponses sur le 1er Accord Toltèque

    QUE VOTRE PAROLE SOIT IMPECCABLE : 1er Accord Toltèque


    Selon comment elle est utilisée, la parole peut vous libérer ou vous asservir plus que vous ne pouvez l'imaginer. Tout le pouvoir magique dont vous disposez réside en elle.

     

    Question : Si quelqu'un me demande ce que je pense d'Untel et que je lui dis la vérité, j'ai l'impression de médire. Et si je ne dis pas la vérité, alors je lui mens. Que dois-je faire ?

    Don Miguel : Ne donnez aucune information. C'est le même conseil que me donnait mon grand-père : "Ne fourre pas ton nez là où personne n'en veut". Dites simplement : "Je n'ai pas d'opinion" ou "Cela ne te regarde pas".

     

     

    Question : Quand notre parole est impeccable, faut-il pour autant toujours dire la vérité, même si cela blesse autrui ? Comment puis-je avoir une parole impeccable sans nuire à mes relations ni blesser autrui ?

    Don Miguel : Ne pas mettre son nez là où personne n'en veut, c'est aussi une façon d'être impeccable. Vous n'avez pas le droit de vouloir changer le point de vue d'autrui. Vous n'avez pas besoin d'avoir raison et de donner tort aux autres, à cause de vos croyances. Ils ont le droit de souffrir, si c'Est-ce qu'ils veulent. Souvent, les gens n'ont pas envie qu'on leur dise la vérité ; ils veulent seulement que vous leur disiez ce qu'ils ont envie d'entendre. Il vous faut être assez intelligent pour comprendre que lorsqu'ils vous demandent quelque chose, les gens s'attendent à une réponse bien précise. Vous pouvez jouer leur jeu ou non ; à vous de décider. Mais vous n'êtes pas forcé de vous créer des tas d'ennemis en disant à tout le monde ce que vous pensez être vrai. Ce n'est pas ce qu'ils veulent entendre.
    Une fois encore, c'est une affaire de bon sens. Vous pouvez éviter la question ou vous pouvez leur dire que vous n'avez pas d'opinion à ce sujet. Le problème est que ces gens peuvent prendre ce que vous avez dit, en changer les mots, puis s'en servir pour médire. Bien des individus ne veulent votre point de vue que pour prouver ce qu'ils croient déjà d'eux-mêmes ou des autres. Ils viennent à vous et vous demandent : "Qu'en penses-tu ? Quelle est ton opinion de ceci ou de cela ?" Vous pouvez leur donner sincèrement votre opinion, mais ils la changeront. Puis, ils diront que vous avez dit ceci ou cela, et ils vous impliqueront dans leurs médisances.
    Ceci me rappelle autre chose que me disait mon grand-père. Il disait : "Lorsque tu sais que tu vas faire une bêtise, ferme ta bouche ; et si tu as déjà fait une bêtise, ferme la encore plus fort". N'essayez même pas d'arranger les choses ; vous ne ferez qu'aggraver la situation, car les gens transformeront tout ce que vous dites.
    Parfois vous donnez des informations à vos amis parce que vous leur faites confiance et que vous les croyez loyaux envers vous. Peut-être vous trouvez-vous avec votre meilleur ami et vous médisez de vous-même, en lui disant ce que vous pensez de vous et d'autres personnes, tout en supposant qu'il n'en dira rien à personne. Et c'est peut-être vrai, jusqu'à ce qu'il ne soit plus votre ami. Si quelque chose arrive et qu'il soit en colère ou blessé et rompe son amitié avec vous, il peut chercher à être quitte avec vous en révélant tout ce que vous avez partagé avec lui. Il y a une chose que vous devez savoir à propos de la médisance, c'est qu'elle commence avec vous-même. Ne médisez pas de vous-même.

     

     

    Question : Si j'ai une relation avec un individu qui n'est pas un bon communicateur ou qui n'aime pas communiquer avec moi, comment puis-je établir une bonne communication ?

    Don Miguel : Si quelqu'un ne veut pas vous écouter, pourquoi perdre votre temps à essayer de lui parler ? Si quelqu'un veut écouter ce que vous avez à dire, il essaiera d'utiliser son attention pour vous comprendre. Mais s'il ne souhaite pas vous prêter attention, pourquoi prendre la peine de passer du temps avec lui ? Ce n'est pas vraiment votre problème.
    J'enseignais autrefois à mes apprentis de s'entraîner à parler à un mur. Un mur ne réagit pas et vous ne vous attendez pas à ce qu'il comprenne ce que vous lui dites. Cherchez de nombreuses manières de dire la même chose et, en vous entraînant ainsi, vos compétences en communication s'amélioreront. S'il est vraiment important pour vous que telle personne vous comprenne, vous chercherez toutes les façons différentes de lui communiquer ce que vous voulez lui dire. Mais si elle ne vous comprend pas, cela ne dépend plus de vous. Vous avez fait de votre mieux ; vous n'avez plus à vous en soucier.

     

     

    Question : D'accord, mais qu'en est-il lorsque quelqu'un souhaite communiquer mais ne sait pas comment exprimer ses sentiments ? Que puis-je faire pour l'aider à communiquer ?

    Don Miguel : Eh bien, faites savoir à cette personne qu'elle a toute votre attention, que vous êtes disposé à écouter, que vous êtes prêt à communiquer. Vous l'invitez à communiquer, mais vous ne pouvez pas l'y forcer. Si cette personne est très importante à vos yeux - c'est votre propre enfant, votre mère, votre conjoint, quelqu'un dont vous ne pouvez éviter la présence - alors soyez disponible pour communiquer. Mais si elle ne veut pas communiquer, acceptez-la telle qu'elle est. Et s'il s'agit de quelqu'un que vous n'êtes pas forcé de fréquenter, alors ne le fréquentez pas, car il n'y a vraiment aucune joie à ne pas pouvoir communiquer.

     

     

    Question : Lorsque quelqu'un médit, comment l'arrêter avec le plus de tact possible ?

    Don Miguel : La meilleure façon de mettre un terme aux médisances des autres est de ne pas y réagir. Si vous y réagissez, vous encouragez ces individus à poursuivre. Si vous n'y réagissez pas et qu'ils voient que cela ne vous affecte pas, ils finissent par laisser tomber. Si vous n'acceptez pas le poison qu'ils vous envoient, celui-ci ne vous affectera pas.

     

     

    Question : J'ai de la peine à savoir comment dire à mes amis et mes collègues que je ne veux plus participer à leurs médisances et commérages. J'ai essayé de conclure un accord avec ma meilleure amie de ne plus médire, mais elle continue quand même. Comment puis-je respecter mon accord de ne pas médire sans paraître arrogante ni perdre mes amis ?

    Don Miguel : Pendant que vous brisez vos accords, vous vous retrouvez confrontée à des gens qui ne sont pas engagés dans ce même processus et vous n'avez aucun contrôle sur eux. Leur comportement est le résultat de leurs croyances et de leurs blessures. Ce qu'ils font à ce propos n'est pas votre affaire ni votre problème.
    Tout ce que vous pouvez faire, c'est de changer vos accords avec vous-même, ainsi que ceux que vous concluez avec autrui. Ces accords ont deux moitiés et chaque personne n'est responsable que de la sienne. Si vous concluez un accord avec quelqu'un et que cette personne le rompe, vous devez en conclure un autre si vous voulez rester en relation avec elle. Vous vous mentez si vous prétendez que cet accord tient toujours. Si cette personne ne tient pas sa parole, c'est à vous de décider si vous restez ou non, en fonction de votre intégrité personnelle.

     

     

    Question : Si je parle à un ami d'une connaissance commune, est-ce que cela signifie que je médis, même si je ne dis rien de mal sur cette personne ?

    Don Miguel : Les commérages peuvent partir de bonnes intentions, de mauvaises intentions, ou être dépourvus de toute intention. Mais même quand celui qui en est à l'origine n'a pas de mauvaises intentions, celui qui reçoit l'information peut la déformer et en faire quelque chose de mal intentionné. Celui qui entend l'information la digère, puis il la change selon sa perception.
    Tout ce que vous dites aux gens peut aussi être utilisé par leur Parasite. Celui-ci déformera et manipulera l'information que vous leur donnez, selon leur point de vue. C'est pour cela qu'il vaut mieux renoncer complètement aux commérages.

     

     

    Question : Qu'en est-il lorsqu'on essaie de vivre sa vie avec une parole impeccable et que l'on a un enfant qui, à cause de la société ou de ses amis ou de l'école, développe une parole qui n'est pas impeccable ? Je souhaite bien sûr que mon enfant soit impeccable. Que feriez-vous dans ce cas ?

    Don Miguel : Comme j'aime mes enfants, je souhaite qu'ils deviennent ce qu'ils doivent devenir.
    Réponse : Qu'ils soient heureux ou non ?
    Don Miguel : Leur bonheur ne dépend pas de moi ; il est fonction d'eux-mêmes. Ce n'est pas mon amour qui les rendra heureux, mais leur propre amour.

     

     

    Question : L'amour de soi est un concept que j'ai du mal à saisir. Par où dois-je commencer ?

    Don Miguel : Commencez par accepter qui vous êtes, tel que vous êtes en ce moment même, tout en sachant que vous n'êtes pas parfait d'après votre idéal de perfection. Il est toujours plus facile de commencer par l'acceptation de soi.
    Lorsque j'ai découvert que j'étais malade dans ma tête, que s'y logeait un Parasite, je me suis bien sûr rebellé contre ce Parasite, mais je me suis accepté tel que j'étais : un ange avec un Parasite. Je considère maintenant qu'il est acceptable d'être malade. Ce n'est pas un tort. Une maladie mentale est semblable à toute autre : vous ne vous jugez pas parce que vous avez la grippe. Nous avons une maladie caractérisée par un Parasite dans la tête. Vous n'en faites pas une affaire personnelle, bien entendu. Mais une fois que vous savez que ce Parasite est là, vous voulez être guéri. Vous voulez soigner votre grippe, non pas parce que vous pensez être mauvais, mais parce que vous avez la grippe. Vous n'êtes pas coupable d'avoir la grippe. Vous voulez simplement ne plus l'avoir.
    En ne vous acceptant pas, en fait, vous vous rejetez. Ensuite, comme nous supposons que les autres croient ce que nous croyons et sentent ce que nous ressentons, nous faisons la supposition qu'ils vont nous rejeter pour les mêmes raisons que nous nous rejetons nous-mêmes. Avant même que les autres nous aient rejetés, nous nous sommes rejetés nous-mêmes. Une fois que vous vous acceptez, vous pouvez aussi supposer que les autres vous accepteront tel que vous êtes. Tout le cycle d'action-réaction est brisé dès l'instant où vous vous acceptez tel que vous êtes.

     

     

    Question : Chaque fois que je pense à m'améliorer, je suis troublé car je ne m'accepte pas comme je suis. Comment puis-je m'accepter exactement comme je suis et cependant continuer de vouloir m'améliorer ?

    Don Miguel : Vous pouvez être conscient de vouloir vous améliorer, sans que la raison en soit que vous ne vous trouvez pas assez bien. Il est possible de vous améliorer sans vous rejeter.
    Mettons que vous avez longtemps été inconscient de vos réactions émotionnelles. Puis, enfin, pour une raison ou une autre, vous en devenez conscient. Auparavant, vous vous jugiez et vous vous punissiez à cause de ces réactions. Grâce à la conscience, vous découvrez que ces réactions étaient votre manière de vous entraîner à être vous-même. Mais le fait de savoir cela ne signifie pas que vous n'allez plus avoir ces réactions. Du moment que vous vous acceptez, même si vous avez encore ces réactions, vous ne vous jugez plus comme vous le faisiez avant. Comme par magie, si vous vous acceptez tel que vous êtes, avec vos réactions, vous cessez de vous juger ou de vous déclarer coupable d'avoir ces réactions. Si vous ne vous estimez plus coupable, vous ne vous punissez plus. Vous n'ajoutez plus de drames à vos réactions. Dès l'instant où vous vous acceptez, les choses se mettent à changer pour le mieux. En devenant conscient et en cessant de vous juger, vous vous êtes déjà amélioré.
    Si l'on se juge à cause de son Parasite, on lui donne plus de pouvoir. Rappelez-vous que le Parasite est très intelligent ; il fait une proposition et il l'accepte. Et lorsqu'il est découvert, il dit : "Je ne veut plus du Parasite. Débarrassons-nous en". Et nous sommes d'accord avec lui. Vous voyez l'astuce ? C'est le Parasite qui parle et qui écoute en même temps. Le Parasite dit : "D'accord, rebellons-nous", et nous disons "Je serai un grand guerrier spirituel". Plus tard le Parasite dit : "Quel piètre guerrier je fais ! Je continue de prendre les choses personnellement et de faire des suppositions". La raison en est que c'est le Parasite qui fait la proposition et que c'est encore lui qui dit être d'accord.
    C'est le Parasite qui pense, pense, pense. Et vous, où êtes-vous ? Ce serpent dans l'Arbre du Savoir est vraiment un génie. Il a pris possession de nous. Mais du moment que l'on s'accepte - d'accord, j'ai un Parasite - ce n'est plus un problème. On ne joue plus le jeu du Parasite. On apprend à contrôler ses émotions et, lorsqu'on y parvient, on ne nourrit plus le Parasite. La seule façon de contrôler ses émotions est de s'accepter comme on est. Lorsque l'on apprend à rire de soi, on commence à se comporter d'une façon que le Parasite ne peut prévoir. A ce moment, bien sûr, le Parasite va essayer de proposer un accord stipulant qu'il est acceptable de rire de soi. C'est pourquoi les Toltèques nous enseignent à être des chasseurs, à être conscients de ce que fait le Parasite, car lui nous chasse toujours : nous devons donc apprendre à le chasser aussi.

     

    Pratique de la Voie Toltèque, Don Miguel Ruiz

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